• Le blanchiment des coraux (Bleaching)

  • La maladie des bandes noires (Black-Band Disease : BBD)

  • La maladie de la bande blanche (régression tissulaire, White-band disease)

  • La maladie des plages blanches (White Plague)

  • L’aspergillose

  • La maladie des bandes jaunes (Yellow Band Disease, YBD, Yellow-blotch disease)

  • La maladie des bandes rouges (Red Band Disease : RBD)

  • La nécrose rapide des tissus (Rapid Tissue Necrosis : RTN)

  • La maladie de la gelée brune (Brown Jelly)

    • Les anomalies de développement

    Dans la littérature une trentaine de noms différents font référence à des maladies touchant les coraux ; en réalité il y a de nombreux synonymes et il n’en existe qu’une dizaine (Green et Bruckner, 2000).

    Le but de cet article est de résumer les différents types d’informations connues à ce jour sur chaque maladie ; il doit permettre de donner un aperçu rapide de la maladie (signes cliniques, étiologie, localité et répartition selon les espèces) afin de pouvoir envisager des mesures curatives et prophylactiques.

    1. Le blanchiment des coraux (Bleaching)

    • Signes cliniques

       Le blanchiment des coraux est un phénomène qui se caractérise par une perte de couleur de l’animal provenant de l’élimination partielle ou totale des zooxanthelles ou de la dégradation des pigments contenus dans les zooxanthelles. 

       Les coraux atteints sont blancs car leurs tissus, restés vivants, ont perdu toute leur pigmentation. Ils laissent alors apparaître la couleur blanche du squelette à travers la transparence du polype.

       Le corail peut survivre quelques semaines et être recolonisé par des zooxanthelles (si les conditions redeviennent favorables) ou bien finira par mourir.

    • Etiologie

       Cette maladie apparaît comme une réponse généralisée face à un stress.           Certaines espèces sont plus susceptibles que d’autres de blanchir dans les mêmes conditions ; ceci pourrait être dû à une diversité génétique des symbiotes (Pecheux, 2004).

       Cette différence de sensibilité est présente chez les Scléractiniaires mais aussi chez les coraux mous (Strychar et al, 2005).

       Il est possible que le tableau clinique du blanchiment ne représente pas une maladie unique, il pourrait s’agir d’un symptôme commun en réponse à des agressions différentes.

         - les températures extrêmes (élevées et basses) : il s’agit d’un facteur prépondérant et variable selon les coraux. Il dépend des différentes espèces de zooxanthelles qui sont associées dans les tissus ; en effet celles-ci ont des températures de croissance optimale et des niveaux de tolérance thermique qui varient énormément (Strychar et al, 2004). La plupart des Scléractiniaires ne sont pas affectés lors de courtes expositions à des températures avoisinant les 30°C ; 32°C semble être la température maximale tolérée par la majorité des espèces. Cependant, certaines espèces peuvent blanchir à des températures plus basses et d’autres sont susceptibles de résister à des températures plus élevées, c’est le cas par exemple de Porites solida qui peut résister jusqu’à 34°C (Strychar et al, 2005).

               - une irradiation trop forte ou mal appropriée

               - une période d’obscurité prolongée

               - une baisse de la salinité

               - la présence de métaux lourds (cadmium)

               - une carence en sels nutritifs

               - des bactéries, des virus ou des parasites (coccidies)

    • Pathogénie

       A l’heure actuelle deux hypothèses sont avancées pour expliquer le déroulement de la maladie :

    -1) Un facteur extérieur (température, augmentation de la quantité d’UV, CO2, salinité) stresse le corail, celui-ci pour des raisons inconnues, expulse alors ses zooxanthelles. Le corail devient blanc ; il est toujours vivant mais affaibli, car il a perdu ses symbiotes qui lui fournissaient une grande partie de son énergie. Si les conditions défavorables persistent, le corail meurt de faim ou subit des surinfections à l’origine de sa mort.

    -2) Suite à un changement des conditions du milieu (augmentation de la température, variation de la salinité..), diverses bactéries ou parasites adhèrent aux coraux et deviennent virulents ; ils obligent le corail à expulser ses zooxanthelles (mécanisme inconnu) puis détruisent les tissus du corail (Sprung et Delbeeck, 1999). 

    • Distribution géographique

       Cette maladie est présente dans toutes les mers du monde et sa prévalence est de plus en plus importante.

    • Espèces infectées

       Ce phénomène touche tous les coraux (durs et mous) mais aussi tous les autres organismes marins qui vivent en relation avec des algues symbiotiques.

         En règle générale, les coraux durs branchus (genres Acropora et Pocillopora) blanchissent de façon plus importante que les formes massives (Jiménez et al, 2001). 

       Les Octocoralliaires semblent mieux résister, dans la majorité des cas, aux élévations de température que les Scléractiniaires (Strychar et al, 2004).

       Cependant, il est probable que l’incidence de ce phénomène, chez certains coraux mous, soit sous estimée en raison d’une dégradation rapide des tissus après l’expulsion des zooxanthelles (Strychar et al, 2005). 

    • Traitement

       En aquarium, rétablir le facteur de maintenance à l'origine du stress, à un niveau acceptable pour l'espèce concernée (température, éclairage, toxines...).

     

    2. La maladie des bandes noires (Black-Band Disease : BBD)

    • Signes cliniques

       Cette maladie est caractérisée par la présence d’une bande noire assez mate de quelques millimètres à quelques centimètres de largeur.

       Cette bande est présente à la surface du tissu du corail. Elle se propage le long de la colonie en laissant derrière elle le squelette blanc et nu du corail.

       On ne note pas de changements de couleur ou de morphologie du tissu du corail.

       Elle progresse de quelques millimètres par jour (3 à 10 millimètres), pouvant ainsi anéantir une colonie en moins d’un mois.

       Dans certain cas le phénomène peut s’arrêter, la bande noire disparaît et le tissu non encore détruit reprend sa croissance et peut recouvrir la partie du squelette dénudé.

       Il est aussi possible que la partie morte soit colonisée par des algues à l’origine de « l’étouffement » du reste de la colonie.

     

    • Etiologie

       Selon divers scientifiques, Phormidium corallyticum (anciennement Oscillatoria submembranaceae) serait l’agent principal de cette maladie (Antonius, 1981 ; d’après Bruckner, 2002).

       Il s’agit d’une cyanobactérie filamenteuse. Elle est à l’origine de la coloration noire, car elle contient un pigment photosynthétique rouge en grande quantité : la phycoérythrine.

       D’autres bactéries ont été identifiées fréquemment au niveau de la bande noire : Spirulina sp et Beggiatoa sp. Elles semblent jouer un rôle secondaire (Richardson, 1998).

       Certains facteurs augmentent l’incidence et la prévalence de la maladie :

    - la présence de sédiments

    - des toxiques chimiques produits par des algues récifales

    - une élévation de la température ; lorsque la température descend en dessous de 26°C la maladie disparaît (Riddle, 1997 ; d’après Poiraud-Lambert, 2004).

    - la variation de la salinité 

     

    • Pathogénie

       Le tissu du corail est détruit en raison de l’absence d’oxygène au niveau de la zone en contact avec la bande noire ; de plus, à ce niveau, les tissus sont exposés aux sulfures d’hydrogène produits par les bactéries.

       Le squelette du corail laissé derrière est alors en contraste avec la bande noire créée par les cyanobactéries.

     

    • Distribution géographique

       Elle a été observée dans 26 régions différentes (Green et Bruckner, 2000). 80% des observations ont été réalisées au niveau des Caraïbes ; le reste concerne la Mer Rouge et l’océan Indo-Pacifique (Green et Bruckner, 2000).

     

    • Espèces infectées

       Cette maladie touche principalement des espèces appartenant aux Scléractiniaires (coraux durs).

       Elle a été observée chez 42 espèces différentes ; les genres Favia, Favites, Diploria et Montastraea sont les plus touchés (Green et Bruckner, 2000).

       Chez les coraux mous, elle a été décrite chez Silunaria sp (Delbeek et Sprung, 1996).

       Elle affecte également les Gorgones.

       De nombreux coraux sont insensibles à la maladie dans la nature, mais sujet à la maladie en captivité (Riddle et al, 1997 ; d’après Poiraud-Lambert, 2004).

     

    • Traitement

       Traitement antibiotique à base de sulfate de néomycine.

       Possibilité de retirer les tissus nécrosés et cautériser à la résine époxy.

     

    3. La maladie de la bande blanche (régression tissulaire, White-band disease)

    • Signes cliniques

       Elle ressemble au tableau clinique du blanchiment mais les tissus sont détruits.

       On observe un recul du tissu sur le squelette. Les tissus pèlent puis se détachent et tombent du squelette de façon uniforme et avec une vitesse constante, laissant ainsi apparaître le squelette blanc du corail.

       La partie mise à nu du squelette peut être colonisée par des algues (Ostreobium sp) et peut apparaître verdâtre (Delbeeck et Sprung, 1998).

       Le tissu remanié ne présente pas de signe de blanchiment.

    Remarque : il existe une forme clinique un peu différente où on constate un blanchiment du tissu en aval de la zone dénudée. On parle de maladie de la bande blanche de type 2. Elle a été décrite pour la première fois en 1997.

       La maladie débute à la base du corail et se dirige vers l’extrémité des branches. Dans certains cas la maladie peut commencer au milieu d’une branche. Cette caractéristique permet de faire la différence avec les pertes de tissus dues à l’action de prédateurs ou occasionnées par les brûlures de coraux voisins.

       La perte de tissu peut atteindre quelques millimètres par jour.

    • Etiologie

       L’origine exacte est encore inconnue. Des agrégats de bactéries Gram négative ont été trouvés dans les tissus de coraux atteints par la maladie de la bande blanche de type 1.

       Le mucus des coraux atteint par la maladie de la bande blanche de type 2 contient des bactéries du genre Vibrio.

    • Pathogénie

    Inconnue.

    • Distribution géographique

       La maladie de la bande blanche de type 1 a été observée aux Caraïbes, aux Philippines, au niveau de la grande barrière de corail et au niveau de la mer rouge (Bruckner, 2002).

       La maladie de la bande blanche de type 2 a été observée uniquement aux Bahamas à ce jour.

    • Espèces infectées

       Uniquement les coraux durs et spécifiquement le genre Acropora.

       50% à 80% des espèces appartenant au genre Acropora sont atteintes.

       Elle est responsable du déclin d’Acropora cervicornis et d’Acropora palmata aux Caraïbes (Aronson et Precht, 2001 ; d’après Bruckner, 2004).

       Les autres coraux les plus touchés sont Goniastrea retiformis, Plazygyra lamellina et Hydnophora microconos (Green et Bruckner, 2000).

    • Traitement

    La maladie est insensible aux antibiotiques.

       Retirer les portions infectées, un bain de lugol peut limiter la prolifération.

       Améliorer les conditions de maintenance.

     

    4. La maladie des plages blanches (White Plague)

    • Signes cliniques

       Cela correspond à une perte massive de tissus laissant apparaître le squelette blanc du corail ; elle peut être partielle ou totale.

       Le corail présente des zones blanches assez étendues.

       La progression est rapide : plus de un centimètre par jour. La mortalité est très importante

       On distingue trois formes selon la vitesse de propagation et les espèces touchées:

    - White Plague de type 1 : la progression est assez lente (inférieur à 3 cm/j) - White Plague de type 2 : la progression est rapide (supérieur à 2 cm/j)     - White Plague de type 3 : la progression est très rapide (environ 10 cm/j)

    • Etiologie

       Elle est inconnue pour la White plague de type 1 et 3.

       Pour la White plague de type 2, l’agent responsable serait une bactérie Gram négatif aérobie stricte et hétérotrophe ; elle a été nommée Aurantimonas coralicida (Ritchie et Smith, 1998). 

     

    • Pathogénie

       Inconnue. 

    • Distribution géographique

       White Plague de type 1 : Bahamas, Puerto Rico, Floride 

       White Plague de type 2 et 3 : Floride uniquement

    • Espèces infectées

       34 espèces de Scléractiniaires ont été recensées comme atteintes (Green et Bruckner, 2000).

       Les espèces massives, incrustantes et branchues sont les plus touchées. 

    • Traitement

    Pas de traitement connu.

    5. L’aspergillose

    • Signes cliniques

       Elle touche uniquement les coraux mous et spécifiquement les Gorgones ; les spécimens atteints présentent une ou plusieurs taches irrégulières ou bien une perte extensive de tissus, pourpre, avec de fins filaments blancs et des sédiments le long de la structure axiale.

       Souvent les tissus adjacents aux taches présentent une coloration plus intense.

    • Etiologie

       L’agent responsable de la maladie est un champignon terrestre : Aspergillosus sydowii.

    • Pathogénie

       Dans certaines conditions, les spores germent à la surface du corail, puis l’hyphe du champignon pénètre à l’intérieur des tissus, entraînant ainsi sa mort.

       Le corail sécrète un tissu pourpre afin d’essayer d’encapsuler le champignon.

    • Distribution géographique

       La maladie a été observée aux Caraïbes, aux Bahamas, en République Dominicaine, en Floride, en Jamaïque et aux Antilles. 

    • Espèces infectées

       Il s’agit d’une maladie qui touche les coraux mous et qui n’a été observée que chez deux espèces de Gorgones : Gorgonia flabellum et Gorgonia ventalina (Green et Bruckner, 2000). 

    • Traitement
       Pas de traitement connu.

    6. La maladie des bandes jaunes (Yellow Band Disease, YBD, Yellow-blotch disease)

    • Signes cliniques

       Il s’agit d’une maladie nécrotique laissant apparaître le squelette du corail.

       On observe, autour de la partie dénudée du corail, une bande concentrique de tissus de couleur jaune pâle ; cette bande, de couleur « anormale » présente une épaisseur comprise entre 1 et 10 centimètres.

       Le squelette dénudé peut parfois rester de couleur jaune et peut également être envahi par des algues. 

       La progression est rapide et dépend des conditions du milieu, notamment de la température.

       L’été, la maladie se propage à une vitesse moyenne de 19,7 mm +/- 4,9 mm par semaine tandis que l’hiver, on observe une progression moyenne de 9,4 mm +/- 3,9 mm par semaine

    (Korrubel, 1996 ; d’après Poiraud-Lambert, 2004).

    • Etiologie

       Elle est inconnue pour le moment. 

    • Pathogénie

       Inconnue. 

    • Distribution géographique
       On la rencontre en Floride, aux Caraïbes et dans le golf Arabique.
    • Espèces infectées

       Elle est très fréquente chez le genre Montastraea.

       Elle attaque le plus fréquemment les formes massives (Montastraea faveolata) et moins fréquemment les formes branchues (Montastraea annularis). 

       D’autres espèces ont été identifiées comme subissant cette maladie (Korrubel, 1996 ; d’après Poiraud-Lambert, 2004) :

    - Acropora clathrata

    - Acropora pharaonis

    - Acropora valida

    - Acropora florida

    - Cyphastrea microthalma

    - Porites lutea

    - Porites nodifera

    - Turbinaria reniformis

    Elle n’a jamais été décrite chez des coraux mous.

    • Traitement
       Ablation des zones infectées.

    7. La maladie des bandes rouges (Red Band Disease : RBD)

    • Signes cliniques

       

    Cette maladie ressemble à la maladie de la bande noire. La bande présente une couleur rouge brique ou marron foncé.

       La progression semble assez lente.

    • Etiologie

       La bande rouge est composée de cyanobactéries et de microorganismes différents de ceux retrouvés dans la maladie de la bande noire.

       On pense, à l’heure actuelle, que les microorganismes sont différents selon les types de coraux, mais les agents responsables n’ont pas encore été précisément identifiés.

    • Pathogénie

       Elle est inconnue pour le moment. 

    • Distribution géographique

       Elle est peu fréquente et n’a été observée qu’aux Caraïbes et le long de la grande barrière de corail. 

    • Espèces infectées

       Elle affecte les coraux durs et les Gorgones.

       Les espèces de coraux durs les plus affectés dans la nature sont de forme massive ou en plateau :

    - Diploria strigosa

    - Montastraea annularis

    - Montastraea cavernosa

    - Porites astreoides

    - Siderastrea radians

    - Colpophyllia natans 

    • Traitement

       Peut-être par antibiotique à base de sulfate de néomycine.

       Possibilité de retirer les tissus nécrosés et cautériser à la résine époxy.

     

    8. La nécrose rapide des tissus (Rapid Tissue Necrosis : RTN)

    • Signes cliniques

       Il s’agit d’une dégradation très rapide des tissus qui laissent derrière eux le squelette blanc du corail.

       Elle touche simultanément l’ensemble des branches ou bien se propage de branche en branche.

       La vitesse de propagation est très rapide ; elle atteint plusieurs centimètres par jour.

       Cette maladie est extrêmement contagieuse et se répand très rapidement ; elle peut anéantir en quelques heures ou jours la totalité des coraux d’un aquarium (Sprung. et Delbeek, 1999).

    • Etiologie

       L’origine semble bactérienne, mais aucun agent pour le moment n’a été identifié. 

    • Pathogénie

       Inconnue. 

    • Distribution géographique

       Non connue et difficile à évaluer du fait de la rapidité d’évolution.

    • Espèces infectées

       Elle touche uniquement les Scléractiniaires. 

    • Traitement

       Préventivement, observer une quarantaine à l'acquisition.

       La RTN étant déclarée, agir très rapidement pour éviter la contagion.

       Retirer les colonies infectées à l'écart dans un bain et tailler les zones infectées.

       Il a été signalé une limitation de la contagion sous UV ou Ozone.

       Un traitement au chloramphénicol entre des bains de lugol a été préconisé sans garantie sur son efficacité absolue.

     

    9. La maladie de la gelée brune (Brown Jelly)

    • Signes cliniques

       Les coraux atteints par cette maladie présentent une nécrose de leurs tissus et possèdent une masse gélatineuse brune en arrière des zones encore saines.

       L’avancée peut atteindre plusieurs centimètres par jours (Delbeek et Sprung, 1996).

       Remarque : cette pathologie est peut être associée à la maladie de la bande blanche observée dans les récifs ; dans des conditions naturelles, l’action des vagues éliminerait la gelée, seul le front de nécrose serait visible (Delbeek et Sprung, 1996).

    • Etiologie

       On suppose que plusieurs organismes sont associés dans cette maladie.

       Un examen microscopique de cette gelée révèle la présence de nombreux protozoaires appartenant principalement à l’espèce Helicostoma nonatum ; on note aussi la présence de petits vers et de copépodes.

    • Pathogénie

       Des bactéries ou des blessures sont à l’origine de l’infection ; il s’ensuit un développement rapide des protozoaires qui ingèrent une grande quantité de zooxanthelles ; leur action est complétée par celle de vers et de copépodes qui semblent être opportunistes. 

    • Distribution géographique

    Elle est observée uniquement en aquarium. 

    • Espèces infectées

       Elle touche de nombreuses espèces de coraux durs ; les genres Euphyllia, Goniopora et Acropora sont les plus sensibles à cette maladie.

       De nombreux coraux mous sont également sujets à cette maladie ; il s’agit principalement de la famille de Nephtéidés et des genres Anthelia, Cladiella et Xenia.

       Remarque : Elle touche aussi d’autres types d’organismes, notamment les anémones coloniales (Zoanthus sp, Palythoa sp, Parazoanthus sp). 

    • Traitement

       Retirer les zones infectées. Traitement aux antibiotiques tels que métronidazole (également contre les protozoaires).

     

    10. Les anomalies de développement

    • Signes cliniques

       Ce sont essentiellement des néoplasies et des hyperplasies.

       Les espèces les plus fréquemment touchées sont : Pseudoplexaura sp, Gorgonia ventalin, Platygyra sinensis, Porites sp, Acropora palmata. 

    • Pathogénie

       Il a été observé dans les tissus des hyphes de champignon, associées à une perte locale de symbiotes.

       On suggère que des causes environnementales perturbent la croissance en même temps qu'elles rendent le corail plus sensible aux pathogènes.

    • Espèces infectées

       Scléractiniaires (Acropora palmata, PlatygyraPorites) et Octocoralliaires (gorgones), notamment PseudoplexauraGorgonia ventalina.

     

    Les maladies des coraux sont variées et plus ou moins bien documentées. Leur classification repose sur des critères macroscopiques subjectifs. Les causes sont connues dans quelques cas mais restent incertaines, voire inconnues, pour d’autres.

     

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